Yourte yoga shakti Langoiran

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20180411 112630 3Bienvenue dans mon monde !

Blog sur ma vie d'enseignante de yoga.

Mes articles et mes photos sont à mon image et expriment mes états-d'âme, mes rencontres, mes pensées.

N'hésitez pas à me laisser un commentaire.

  • La méditation

    MEDITER

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    Qui n’a pas rêvé le jour où notre esprit est agité et tourne en boucle, d’avoir un dispositif permettant de mettre ce bavardage mental sur le bouton off ?

    Pour beaucoup de personne dans cette situation, la méditation serait la solution miracle et permettrait au mental de se taire.

     Mais comment obtenir ce désert mental ? Ce vide ? Ce calme si agréable ?

     Avez-vous déjà tenté l’expérience de supprimer ou de bloquer chaque pensée qui se présente à vous ?

    Bien évidemment, c’est une idée fausse de croire que la méditation consiste à faire le vide dans sa tête. Je comprends la frustration et la déception des personnes qui ont tenté un jour l’exploit de tenir plus d’une minute, la tête exempte de pensées.

    Comme vous avez pu le remarquer, on ne peut pas arrêter de cogiter juste parce qu’on l’a décidé ou voulu, cela nous est tout simplement humainement impossible. Je ne dis pas non-plus, que la pensée ne s’arrête jamais, mais si elle le fait, c’est de son propre chef. Penser est une activité naturelle de l’esprit, et le cerveau, merveilleuse machine à idées, réflexions et analyses, ne s’arrête jamais de produire. Tenter de le faire taire serait une quête désespérée qui finirait en échec. C’est pourquoi rien ne sert de lutter contre ce bavardage mental. Le plus simple, c’est d’accepter sa présence.

    Mais alors, vous allez me dire qu’il faut tout bonnement se résigner.

    Pourtant, accepter ce n’est pas se résigner, c’est juste l’étape qui précède un choix d’action plus adapté. Quand des pensées traversent votre esprit lorsque vous méditez, laissez-les aller et venir si elles le souhaitent, contentez-vous de les observer sans juger, sans leur prêter d’attention, ne vous laissez pas entrainer et harponner par quoi que ce soit (émotion, idée, image…) et ne vous identifiez pas à elles. Soyez simplement un témoin. C’est comme se rendre au cinéma et regarder un film où l’on observe juste l’image sur l’écran.

    Donc la méditation ce n’est pas arrêter de penser, mais c’est l’état de « non-pensée »

    Pour bien comprendre ce qu’est la méditation (dhyâna), il faut connaître son mode de fonctionnement. Le principe de base de la méditation est de développer l’attention et la concentration (dhâranâ) afin d’arriver à un état où l’esprit devient complétement stable et imperturbable. Pour cela, il faut que le mental se stabilise et s’immobilise. Comment ? En fixant l’attention sur un point support qui peut être un objet interne ou externe comme sa respiration, la pointe de son nez ou la flamme d’une bougie. Si par moment, certaines pensées vous emportent, revenez dans l’instant présent en ramenant votre attention sur votre objet support. Être dans l’instant présent, c’est focaliser son attention sur une seule chose, sans se laisser distraire par d’autres. Au fur et à mesure que vous observez le mental celui-ci vous amène de plus en plus vers l’état de non- pensée. Vous n’êtes plus dans le mental, la non-pensée est au-delà !

    Si vous souhaitez commencer à méditer, vous avez aussi la possibilité d’aller consulter ma vidéo « apprendre à méditer » 

    Sino, voici une méditation guidée pour vous lancer.

    Trouvez un endroit apaisant où vous pouvez vous asseoir confortablement et être au calme. Puis, observez votre respiration naturelle. Soyez attentif aux sensations physiques de votre respiration, prenez conscience de votre souffle à l’entrée des narines, sentez l’air frais à l’inspire, l’air réchauffé à l’expire. Ensuite, sentez et suivez le trajet de l’air à partir de vos narines jusqu’aux poumons durant plusieurs respirations. Puis, portez attention sur le mouvement de la poitrine et du ventre qui se soulève à l’inspire et qui s’abaisse à l’expire. Restez spectateur de ce souffle. Si vous êtes distraits par une pensée, ne vous y attacher pas, laisser-la partir sans la juger, ni vous juger, et revenez en ramenant simplement votre attention sur votre respiration, une fois, dix fois, cent fois, s’il le faut. Votre respiration devient un point d’ancrage et votre souffle une ancre à laquelle vous pouvez toujours revenir lorsqu’une émotion forte ou sensation douloureuse liée à une pensée se présente. Au départ, cette gymnastique mentale peut paraître difficile mais c’est la clé de la réussite. Soyez constants dans votre pratique, et avec de l’entraînement, vous pourrez maîtriser de plus en plus vos flux de pensées, développer votre concentration et devenir plus conscient des actions de votre esprit

    Faites de la méditation, une habitude et commencez par 1 ou 2 minutes par jour puis augmentez progressivement ce temps de 3 à 5 minutes pour aller jusqu'à 40 mns, 1h et plus...

    Mais déjà avec un entraînement quotidien de 5 à 10 minutes, vous pourrez constater des changements positifs sur votre bien-être en quelques semaines.

     

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  • L’asana ou la posture qui mène vers la voie du changement.

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    Extrait de mon mémoire d'enseignante de yoga...

    Par la construction de l’asana, je vis intensément le moment présent, grâce au geste conscient et à l’aide du regard intérieur, je deviens le membre qui est en mouvement. Il est fluide, aérien, harmonieux et rythmé par mon souffle. Je façonne peu à peu l’asana, jusqu’à trouver le juste équilibre entre fermeté et détente.  Je me sens alors existée, reliée, stabilisée et envahie de bien-être.

    « Sthira sukham asana » (Aphorisme II – 46, Patanjali, Yoga Sutras)

    « Asana : être fermement établi dans un espace heureux »

    (selon la très belle traduction de Gérard Blitz)

    Dans les Yoga-Sutra de Patanjali, il n’existe qu’un Sutra parlant d’asana. Dans cet aphorisme, Patanjali nous explique le double aspect de la posture, celle-ci doit être en même temps, ferme et confortable. Il s’agit de trouver l’équilibre (sattva entre les deux extrémités rajas et tamas pour être en harmonie.

    Adapter la posture à soi, en fonction de ses possibilités de l’instant, dans le respect du corps et de sa morphologie. C’est le yoga qui doit s’adapter à la personne, et non la personne qui doit s’adapter au yoga.

    Ce principe de stabilité et d’aisance est applicable dans tous les aspects de sa vie au quotidien.

    Par cet équilibre, je trouve une harmonie intérieure dans ma pratique et dans ma vie.

    La souffrance est occasionnée par une disparité entre les différents Gunas, trop ou pas assez. Si je mets trop de volontarisme, trop de rajas, dans la réussite d’une posture et que je n’écoute pas mon corps, qui est mon guide, je risque de me faire mal; la non-violence (ahimsa) est l’un des préceptes de la philosophie du Yoga. 

    Si au contraire la posture manque de tonicité, elle ne pourra pas être prise, ni maintenue, c’est une question de dosage afin de trouver l’équilibre. La respiration, elle aussi, selon son rythme et son amplitude favorisera l’un des trois Gunas. Une respiration ample et lente amènera une détente, une respiration courte et rapide sera dynamisante.

    Voici deux asanas, la première est celle que je pratique chaque jour, j’y trouve beaucoup de force, d’énergie, de stabilité, d’ancrage. Ma respiration établie une relation entre le monde intérieur et extérieur, mon corps, mon esprit, mon souffle s’accordent ensemble en harmonie.

    Mon corps fait le lien entre le ciel et la terre, entre le ha et le tha, le côté solaire et le côté lunaire, le yin et le yang. Je me sens connectée à ces énergies comme un relai entre le plus et le moins.

     

    yin yang

    Dessin d'Alixia Ryo Laforse

     

    Virabhadrasana- Le guerrier 2

    J’inspire en avançant d’un grand pas. Le pied vers l’avant, s’oriente vers l’avenir, l’autre ne se déplace pas, mais se tourne d’un quart vers l’extérieur, il est ancré dans le présent.

    J’expire… !

    J’inspire, j’ouvre et j’aligne mes bras à mes épaules, ils se tendent à l’avant et à l’arrière, symbole de ma vie qui se déroule entre hier et demain, ils reposent sur du vide et pourtant je les sens installés, comme poser sur l’air. Mes paumes de main sont tournées vers la terre.

    J’expire, je plie en signe d’humilité mon genoux vers l’avant que j’avance jusqu’ à la hauteur de ma cheville, ma cuisse forme un angle avec ma jambe. Mon pied est perpendiculaire à mon tibia. Par sa forme, la fente avant incarne pour moi la première marche vers mon changement mais aussi, la modestie que l’on doit garder face au « Tout ».

    J’inspire, je ressens tout mon centre, il est fort et stable.

     J’expire, bien ancrée sur mes deux pieds, j’équilibre mon poids sur mes deux appuis, je m’abandonne à la force d’attraction de la terre, je sens sa puissance par le contact de mes plantes de pieds posées au sol. Sa gravité me rappelle qu’elle est là pour me soutenir et que je peux m’appuyer sur elle.

    Alors que mon buste fait face et ne bouge pas, ma tête se dirige à la rencontre de mon futur, elle se tourne vers mon bras qui est tendu vers l’avant, mon regard se place alors au bout de mes doigts qui me révèle un nouvel horizon.

    J’inspire, Tout est là !

    Afin de se détacher de Dukkha, ce qui est primordial, c’est notre volonté de changer sa vie, en optant pour de nouvelles habitudes avec une vision du monde différente. Ce qui peut mettre des années car changer demande un effort, une discipline. Il est certainement plus facile de conserver et de continuer de vivre avec des schémas mentaux et comportementaux qui sont devenus des habitudes.

    « Le changement n’est jamais douloureux. Seule la résistance au changement est douloureuse. »

    Bouddha

    Toutes les postures inversées, comme par exemple nous montrent le chemin pour parvenir à Sukha et quitter Duḥkha. C’est aussi un retour vers le Soi.

    Dans cette asana, la tête est au ras du sol, symbole d’humilité envers le ‘’Tout’’ avec le regard tourné vers le ciel. L’angle de vision est radicalement inversé et la perception du monde est complètement différente, ce qui nous offre un autre point de vue. Si nous voulons quitter cet état de souffrance, nous devons réagir et prendre dans notre vie, ce virage à 180 degrés qui va nous permettre de faire les changements nécessaires et sortir de notre souffrance.

    Difficile aussi, de trouver notre équilibre, alors que tout est à l’envers et semble si lourd à porter. Le yoga de l’énergie, à l’aide du déplacement de la conscience accompagné du regard intérieur et synchronisé avec la respiration, apporte cet équilibre et le calme intérieur.

    Les coudes et les épaules servent d’appuis bien stables, le bas du dos est décollé du sol et repose dans mes paumes de mains, les jambes sont tendues, en équilibre, au-dessus de la tête en direction du ciel.

    Ma respiration s’est placée dans la zone abdominale, je dirige alors ma conscience et mon regard intérieur sur le bout de mes orteils.

    Sur l’inspire, je déplace la conscience et le regard intérieur de mes orteils jusqu’à l’arrière de mon nombril.

    Suspension poumon plein, mon attention est toujours fixée à l’ombilic.  

    J’expire, le regard intérieur glisse verticalement, traversant le buste, j’amène ma conscience au centre de l’esprit, au point source.

    Suspension poumon vide, mon attention est encore placée au point source.

    Sur l’inspire, avec le mouvement du regard intérieur, je remonte ma conscience jusqu’au nombril.

    Suspension poumon plein, l’attention à l’arrière du nombril.

    J’expire, le mouvement du regard intérieur s’élève jusqu’aux orteils, mon attention est à nouveau placée sur le bout de mes doigts de pieds.

    A l’aide du mouvement du regard intérieur, je parcours le corps du haut en bas, puisque la posture est inversée, le haut devient le bas et le bas le haut. Les pôles d’énergie s’inversent aussi.

     

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    Dessin de Patricia Laforse Ryo


     

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Yoga2020

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